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    Si les femmes gouvernaient le monde, il n'y aurait pas de guerre sur Terre….

     

     
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    En effet, très peu de femmes comparées aux hommes sont de véritables "bourreaux" ou porteuses de haine violente au point de vouloir rendre la vie impossible sur cette terre.

    Dans la Nature, tout ce qui est d'expression féminine a tendance à apporter la douceur de vivre.

    Le modernisme a également "renversé la vapeur". Nous rencontrons des femmes destinées à la "boucherie", la guerre par exemple ou à exercer des professions plus ou moins à risque, qui ne sont pas pour autant à la gloire ni aux honneurs des hommes !

    Oui, mourir pour la patrie c'est beau l'homme a-t-il était fait pour cela ? De même, c'est vrai qu'il faut gagner sa vie par les moyens qui sont à notre portée et, l'éthique de la l'égalité n'est pas l'apanage des hommes !

    La femme c'est cet être mal compris qui porte en elle depuis l'aube des temps l'amour que la nature a toujours su exprimer,cette sensibilité là, les hommes ne l'ont pas, aussi doux sera celui que l'on puisse rencontrer…

    Ambassadrices des qualités divines, de mauvaises langues disent qu'elles étaient des anges que l'homme a rendu démon !

    Le 21ème siècle nous permettra t-il de voir un peu plus clair ? C'est possible et les femmes font ce qu'il faut pour rendre leur vie meilleure grâce à elles-mêmes et à des hommes de bonne volonté et discernant même s'il y en a peu !

    On a des raisons pour s'entretuer mais pas pour s'aimer ! Le bonheur n'est pas seulement une conquête et la paix d’une entente mutuelle ! Le bonheur c'est d'être libre d'aimer, de rire et de pleurer de joie ! La paix c'est fusionner avec la réalité et de regarder celle-ci à travers les yeux de l'esprit !

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    Y aurait-il autant de morts, de violence, d’horreur, si les femmes gouvernaient ?
    Telle est ma question….

     

    Ces médicaments qui nous qui nous rendent malades…. Attention à l’abus de ces remèdes…

     


    JP Guilloteau/L'Express

    Lui-même généraliste, le Dr Sauveur Boukris -ici dans son cabinet du XVIIIe arrondissement de Paris- dénonce dans un livre les dangers que font courir les médicaments à notre santé.
    Effets secondaires gravissimes, invention de maladies imaginaires, laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes: dans un livre choc, le Dr Sauveur Boukris accuse.

    "Les médecins administrent des médicaments dont ils savent très peu, à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien", écrivait Voltaire... Près de trois siècles plus tard, un médecin, Sauveur Boukris, confirme la sentence et aggrave la peine dans un livre édifiant, dont nous publions des extraits en exclusivité: Ces médicaments qui nous rendent malades
    (Le Cherche Midi). Où l'on découvre, stupéfait, les effets secondaires gravissimes de médicaments consommés couramment; l'ignorance crasse de médecins formés, le plus souvent, à la seule école de l'industrie pharmaceutique; l'invention de maladies imaginaires pour l'unique profit d'entreprises florissantes; la partialité des experts; le laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes; la force d'un lobby mieux organisé que jamais... Entre autres bonnes nouvelles!
    "Cette industrie a changé de politique, écrit en préface de l'ouvrage le Pr Philippe Even, président de l'Institut Necker et farouche défenseur de l'indépendance de ses pairs (lire son interview
    ). On a privilégié les profits immédiats, le retour sur investissement rapide; on a cherché davantage à satisfaire des actionnaires qu'à répondre aux besoins de santé des populations." Le récit circonstancié de son confrère généraliste, truffé d'anecdotes vécues et de références chiffrées, apporte de l'eau fraîche -des torrents, même- au moulin des trop rares Don Quichotte de la médecine moderne. Le réquisitoire mériterait aussi d'être largement entendu: gageons qu'il suscite un branle-bas de combat général. Car les Français sont particulièrement exposés à ces dérives, qui consomment chaque année de deux à six fois plus de gélules et comprimés en tout genre, ronds, carrés, oblongs ou taillés en losange, que leurs voisins européens et leurs cousins d'Amérique. Un penchant hasardeux, dont les conséquences sont loin d'être sans dommage.

    Un médicament peut être un remède ou un poison. Prendre un médicament n'est pas un geste anodin. Les effets secondaires et indésirables des médicaments constituent un réel problème de santé.
    En France, on estime que le nombre de décès dus aux médicaments se situe entre 8 000 et 13 000 par an, soit deux à trois fois plus que les accidents de la route !
    On compte plus de 130 000 hospitalisations chaque année imputables aux médicaments. La durée d'hospitalisation est d'environ 9 jours, ce qui signifie que les effets secondaires sont graves.
    Les médicaments constituent un immense marché mondial qui aiguise l'appétit des grandes multinationales. Les Français sont les plus grands consommateurs de médicaments en Europe. Plus la consommation est élevée et plus les risques d'accidents ou de décès augmentent.
    Depuis les affaires des statines, du Viox, de l'Acomplia et du Zyprexa, qui ont occasionné le retrait de plusieurs médicaments, on se pose des questions sur les objectifs des firmes pharmaceutiques, sur les moyens de contrôle et de régulation de cette puissante industrie, sur l'indépendance et la rigueur des « experts », sur l'information et la formation des médecins prescripteurs.
    Le médicament n'est pas une marchandise comme une autre, il touche à un besoin essentiel : la santé. Et la santé est notre préoccupation à tous.


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    LES EXTRAITS DU LIVRE DU Dr SAUVEUR BOUKRIS :

    Morts sur ordonnance
    «Au Québec, le ministère de la Santé a évalué entre 10 et 15 % la proportion d'hospitalisations de personnes âgées liées aux médicaments. [...] Selon les experts, les médicaments seraient responsables, chaque année, de près de 100 000 morts aux Etats-Unis et de 10 000 au Royaume-Uni. Une étude américaine publiée en 1990 estimait que 5 à 20 % des admissions à l'hôpital étaient le résultat des effets indésirables des médicaments. Ce chiffre est probablement sous-estimé ! En 1998, une enquête du Journal of the American Medical Association révélait que 106 000 citoyens américains seraient morts après une utilisation de leurs médicaments dans des conditions normales, c'est-à-dire sans erreur de prescription, sans abus ni surdosage ! [...] Au cours des vingt-cinq dernières années, 10 % des nouveaux médicaments mis sur le marché aux Etats-Unis ont fait l'objet de retrait du marché ou de forte mise en garde. [...] 20 millions de patients aux Etats-Unis ont pris au moins un des cinq médicaments retirés du marché en raison de risques graves entre septembre 1997 et septembre 1998. En France, on estime le nombre de décès dus aux médicaments entre 8 000 et 13 000 par an. Deux à trois fois plus que ceux dus aux accidents de la route ! On compte près de 130 000 hospitalisations par an dues à des médicaments. Ce sont les plus de 65 ans qui paient le plus lourd tribut et qui sont les plus touchés par ces accidents thérapeutiques. Les effets néfastes des médicaments sont deux fois plus fréquents après 65 ans, et 10 à 20 % d'entre eux conduisent à des séjours à l'hôpital. Avec l'âge, le nombre de maladies augmente et la consommation de médicaments aussi. De plus, le risque d'interaction du fait d'association de médicaments s'accroît !»

    Des mélanges parfois explosifs
    «On connaît tous des patients âgés prenant plus de 10, voire 15 ou 20 médicaments différents, l'un pour l'arthrose, l'autre pour l'hypertension artérielle, un troisième pour dormir, un autre pour la prostate, un cinquième pour le cholestérol, etc. Il est fréquent de constater que des personnes âgées avalent leur médicament pour dormir avec leurs anxiolytiques et prennent aussi des diurétiques pour leur hypertension artérielle. L'association de tous ces médicaments augmente le risque de chute par hypotension orthostatique : le malade se lève de son lit, sa tension artérielle chute brutalement, lui fait perdre l'équilibre et il tombe ! En particulier, l'association de tranquillisants et de diurétiques expose à ce risque de chute et de fracture ! [...] Durant l'été 2003, resté célèbre en raison de la canicule qui a fait plus de 15 000 morts en France, l'assurance-maladie d'Ile-de-France a réalisé une étude chez les personnes âgées de plus de 75 ans qui présentaient une surmortalité de 70 %. Elle s'est intéressée à la consommation de médicaments durant les mois de juin, juillet et août 2003 de 584 099 personnes âgées de plus de 75 ans, dont 5 560 sont mortes pendant cette canicule. Plus d'un tiers des personnes âgées avaient pris un médicament psychotrope durant ces mois-là (neuroleptiques, antidépresseurs, tranquillisants ou hypnotiques).»

    Des enfants et des adolescents traités avec des antidépresseurs
    «Comme chez l'adulte, les effets indésirables des médicaments survenant chez les enfants sont une cause fréquente de maladie et d'hospitalisation. Une étude allemande réalisée en 2005 a mis en évidence des effets indésirables de médicaments chez 12 % des enfants hospitalisés. On estime que 2 % des admissions d'enfants dans les services d'urgences concernent un effet indésirable médicamenteux. [...] Ce sont les enfants de moins de 1 an qui sont les plus touchés. [...] En 2005, la Caisse d'assurance-maladie de l'Aude a publié une étude réalisée à partir des demandes de remboursement de médicaments prescrits durant l'année 2001. Plus de 1 000 prescriptions concernaient des AINS [NDLR : anti-inflammatoires non stéroïdiens] dont le choix n'était pas adapté à l'âge de l'enfant. 108 prescriptions contenaient de la niaprazine (Nopron), substance classée dans la famille des antihistaminiques commercialisés pour les troubles du sommeil de l'enfant. L'âge moyen des enfants était de 1,5 an alors que le Nopron est contre-indiqué chez les enfants de moins de 3 ans ! [...] Enfin, 570 prescriptions concernaient l'eucalyptol (Calyptol inhalant). Ce médicament est contre-indiqué chez les moins de 12 ans en raison du risque de convulsions. [...] En 2003, l'Agence anglaise du médicament a estimé que 30 000 à 40 000 enfants et adolescents ont été traités par des antidépresseurs alors qu'aucun de ces médicaments n'avait obtenu d'autorisation pour cette tranche de la population !»

    Des calmants hallucinogènes
    «En 2007, en Australie, le système de pharmacovigilance a alerté les médecins sur les troubles neuropsychiatriques provoqués par le zolpidem (Stilnox), de la famille des hypnotiques. Les troubles observés sont les hallucinations (104 cas) et les amnésies (62 cas). Mais le plus grave et le plus inquiétant, c'est la survenue de somnambulisme avec des comportements étranges ou inappropriés. [...] Une patiente a été observée en train de manger devant son réfrigérateur ouvert... alors qu'elle dormait. Elle a grossi de 23 kilos en sept mois. Un patient s'est réveillé avec un pinceau dans la main : il venait de peindre la porte d'entrée en dormant ! Enfin deux autres cas ont été signalés: des patients ont conduit leur véhicule alors qu'ils dormaient !»

    Les effets secondaires peuvent être ravageurs
    «Pratiquement toutes les classes thérapeutiques peuvent induire des effets secondaires graves, voire mortels, surtout lorsqu'ils surviennent chez des personnes âgées ou fragiles. Les anti-inflammatoires utiles dans les poussées d'arthrose peuvent provoquer des hémorragies digestives ou des ulcères gastro-duodénaux. Les antalgiques aussi facilement prescrits ou consommés que le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, etc.) peuvent induire des hépatites graves, dont certaines sont fulminantes, voire mortelles. Les psychotropes, dont la France détient le record européen de consommation, sont responsables de 10 à 30 % des hospitalisations en urgence, surtout chez les personnes âgées. Les antibiotiques, dont là encore les Français sont les champions de la prescription, induisent des accidents cutanés de type allergique et, pour certains d'entre eux, des problèmes hématologiques ou rénaux. Il est essentiel de connaître les effets secondaires d'un médicament pour les dépister et prévenir les risques ! Il y a des effets indésirables fréquents mais bénins ; il y a des effets secondaires rares mais graves. [...] L'acné chez les adolescents est banale ; le traitement par l'isotrétinoïne (Roaccutane) des laboratoires Roche peut provoquer des troubles psychiques graves. En mars 2007, la FDA [NDLR : Food and Drug Administration, autorité sanitaire américaine] avait déjà signalé l'existence de troubles psychiques chez des patients prenant du Roaccutane ; entre 1982 et mai 2000, elle avait recensé 37 cas de suicide (24 pendant le traitement et 13 après), 110 hospitalisations pour dépression, idées suicidaires ou tentative de suicide et 284 cas de dépression sans hospitalisation !»

    Quand Le sevrage nuit à la santé
    «En 2001, un médicament est mis sur le marché: le bupropion (Zyban). C'est une substance proche d'un psychostimulant amphétaminique. La dénomination commune internationale est l'amfébutamone, et cette molécule était autrefois commercialisée comme anorexigène coupe-faim amphétaminique sous le nom de Tenuate Dospan, de Moderatan, de Prefamone Chronules, médicaments retirés du marché en 1999 en raison du risque d'hypertension artérielle pulmonaire et de risques cardiaques. Aux Etats-Unis, l'amfébutamone est commercialisée depuis 1997 pour le sevrage tabagique. En France, son autorisation de mise sur le marché n'a été accordée qu'en 2001 sous réserve d'une surveillance destinée à poursuivre l'évaluation du potentiel de pharmacovigilance. Ce médicament a une efficacité modeste, mais son succès dépend de la posologie : plus on augmente la dose du bupropion, plus le taux de réussite de sevrage tabagique s'accroît. En revanche, les effets secondaires ne sont pas mineurs : sur 1 237 cas d'effets secondaires rapportés au centre de pharmacovigilance d'Australie, on compte 427 cas de troubles psychiques (anxiété, dépression, agitation) et 406 cas de troubles neurologiques (tremblements, convulsions, céphalées). On a décrit des risques accrus de cauchemars. En dehors de ces risques psychiques, il existe aussi des réactions allergiques graves qui surviennent dix à vingt jours après le début du traitement : réaction d'urticaire, d'oedème, de démangeaisons. Enfin, des cas d'hypertension artérielle ont été rapportés.»

    Des dangers du pamplemousse associé à un médicament
    «L'efficacité d'un médicament peut être altérée lorsqu'il est associé à des aliments qui augmentent ses effets secondaires. L'exemple le plus typique est le jus de pamplemousse ! L'absorption intestinale de certains médicaments est régulée par la présence d'une molécule chimique appelée cytochrome P450. Certaines substances contenues dans le pamplemousse [...] augmentent l'absorption intestinale des médicaments. Les conséquences sont une majoration de leurs effets secondaires équivalant à un surdosage ! Les médicaments à risque sont la simvastatine (Lodales et Zocor) utilisée pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang et, dans une moindre mesure, l'atorvastatine (Tahor). Un jus de pamplemousse pris en même temps que la simvastatine peut multiplier par 15 l'absorption du médicament et provoquer des atteintes musculaires graves ! Des cas de rhabdomyolyses ont été décrits lors de l'association de statines avec le jus de pamplemousse. De même, la prise simultanée de jus de pamplemousse et de traitements immunosuppresseurs préconisés contre le rejet de greffes risque d'endommager le rein !»

    Des remèdes pires que les maux
    «Catherine, 38 ans, vient consulter pour perdre du poids et en particulier quelques centimètres au niveau de la taille et des hanches. Je l'examine et, en effet, son indice de masse corporelle (IMC) et son périmètre abdominal sont élevés. Je lui prescris Acomplia, un nouveau médicament indiqué contre l'obésité. Quelques jours après, elle est en dépression ! Elle m'appelle et se plaint d'être fatiguée, de ne pas avoir la force de se lever, d'avoir les larmes faciles et d'être plus irritable. Elle ne se reconnaît plus et dit ne pas avoir d'énergie pour s'occuper de ses deux enfants. Je ne comprends pas ce qui se passe, d'autant que je connais bien cette patiente : Catherine P. est une personne tonique et dynamique, toujours en mouvement. Je lui demande de faire des analyses de sang pour vérifier qu'il n'existe pas d'anomalie particulière, et je ne trouve rien. Quelques jours plus tard, je fais le rapprochement avec le médicament prescrit et je l'appelle : "Madame, prenez-vous toujours de l'Acomplia ? - Oui, bien sûr. Je le prends tous les matins. - Alors, vous allez l'arrêter dès aujourd'hui ! - Mais pourquoi ? demande-t-elle, inquiète. - Je pense que c'est l'Acomplia qui a provoqué votre dépression !"

    Quelques jours plus tard, après l'arrêt du médicament, elle retrouve son énergie et son dynamisme. Prendre un médicament pour maigrir et tomber en dépression, traiter une infection urinaire banale et avoir une tendinite du pied, avaler un tranquillisant et avoir des troubles de la mémoire, voilà des exemples concrets d'iatrogénie médicamenteuse.»

    Beaucoup d'innovations n'en sont pas
    «Le nombre de nouveaux médicaments mis sur le marché par chaque grande firme est passé de 12 entre 1990 et 1995 à 7 entre 1996 et 2000. Le nombre de médicaments anciens génériques est désormais plus important que celui des nouveaux. D'année en année, la source de médicaments nouveaux se tarit ! Sur 100 médicaments mis sur le marché, près de 80 % d'entre eux ne sont que des copies de produits déjà existants. [...] Le terme d'innovation est pourtant souvent utilisé par les laboratoires pharmaceutiques lors du lancement d'un nouveau produit. Nouveau, innovation, innovant, sont les mots employés par les publicités. De quoi s'agit-il ? D'une innovation commerciale, technologique ou d'un réel progrès thérapeutique ? [...] L'industrie pharmaceutique, soucieuse de son image de modernité, plaque l'innovation à toutes les sauces afin de justifier le prix trop élevé des médicaments et de donner un aspect luisant à des médicaments qui n'apportent rien de neuf ! [...] La très grande majorité des "nouveaux médicaments" ne sont, en réalité, que des modifications de médicaments plus anciens ! On modifie un radical chimique, on tourne la même molécule et on obtient un médicament "nouveau", que l'on appelle le médicament "me too". [...] Les médicaments sont quasi identiques, ce sont des copies de molécules déjà existantes. Grâce à une forte promotion et des dépenses considérables en publicité, on tente de conquérir une part du marché. Plus le marché est lucratif et plus les laboratoires cherchent à s'engouffrer dans ce créneau porteur en présentant aux médecins prescripteurs des molécules prétendument nouvelles ou des médicaments prétendument supérieurs en efficacité ou en tolérance ! [...] Le laboratoire n'a pas à prouver que le "nouveau" médicament est plus efficace que ceux existant déjà mais qu'il est meilleur qu'un placebo. Autrement dit, les essais cliniques doivent prouver que le médicament utilisé a une meilleure efficacité qu'une pilule vide.»

    Le traitement de la ménopause provoque l'incontinence
    «Contrairement à une idée largement répandue selon laquelle le traitement hormonal substitutif de la ménopause aurait un effet bénéfique sur l'incontinence urinaire, il a été montré, au contraire, que ce trouble de la vessie serait un effet indésirable de ces traitements. A partir d'une analyse de données portant sur plus de 20 000 femmes réalisée en février 2005 (essai Women's Health Initiative), il a été montré une augmentation de la fréquence des incontinences urinaires chez les femmes ménopausées sous traitement hormonal substitutif (association d'oestrogène et de progestérone) par rapport à un groupe placebo. Et, surprise, chez des femmes jusque-là sans histoire sur le plan vésical, la fréquence des incontinences urinaires survenues dans un délai d'un an a été de 16 % sous oestroprogestatif contre 9 % sous placebo.»

    Sans ordonnance, mais pas sans risque !
    «En France, depuis le 1er juillet 2008, la vente de certains médicaments est autorisée en accès libre au public. Les laboratoires ont fait pression pendant des années auprès des pouvoirs publics pour accéder à ce marché de près de 2 milliards d'euros et de 423 millions de boîtes vendues en 2007. [...] Les avantages pour les compagnies pharmaceutiques sont surtout financiers, car les prix des médicaments d'automédication sont libres (ce qui permet de réaliser des marges substantielles), et ces médicaments peuvent faire l'objet de communication auprès du grand public. [...] Pour que l'automédication soit efficace, il faut que les patients ne soient pas trop malades (ni trop fragiles). [...] Prenons l'exemple du mal de gorge. [...] Si le malade utilise des anti-inflammatoires comme l'ibuprofène, cela n'est pas sans risque. [Ce produit peut] altérer la fonction rénale et chez les patients cardiaques ou déshydratés, ou chez ceux prenant déjà des médicaments, l'insuffisance rénale peut être grave.»

    Certains médicaments provoquent des crises de foie
    «Le foie est l'organe du corps humain particulièrement visé par les médicaments car c'est souvent là que passent les métabolites. C'est la grande usine d'épuration des produits en général et des médicaments en particulier. De tous les cas d'hépatite aiguë, 10 % sont d'origine médicamenteuse. Chez les femmes de plus de 50 ans, ce chiffre atteint 40 %. [...] Le nombre de médicaments incriminés dans des cas d'hépatite approche le millier. Les spécialistes sont formels : devant une hépatite d'origine indéterminée, tout médicament doit être suspecté!»

    Y a-t-il un pilote dans l'avion ?
    «La revue Prescrire, indépendante des laboratoires pharmaceutiques et riche de plus de 30 000 abonnés, pose directement la question: "L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé [Afssaps] est-elle avant tout au service des patients ou au service des firmes pharmaceutiques ?" Et pour illustrer ces propos, elle cite des exemples. A partir de quatre médicaments (Di-Antalvic, Agréal, Mediator et les coxibs), la rédaction de la revue Prescrire attaque l'Afssaps en lui reprochant sa lenteur excessive dans ses prises de position et son opacité. [...] Ainsi, le Di-Antalvic : ce médicament, très connu et largement prescrit [...], est un mélange de dextropropoxyphène et de paracétamol. [...] Il peut entraîner des troubles respiratoires et perturber le rythme cardiaque. En Suisse et en Suède, ce médicament a été retiré en raison du risque d'intoxication mortelle. Aux Etats-Unis, l'association de consommateurs Public Citizen a présenté à l'Agence américaine du médicament une pétition demandant le retrait des médicaments contenant du dextropropoxyphène au vu des données du réseau Drug Abuse Warning Network, qui a recensé 2 110 décès accidentels entre 1981 et 1990. En Angleterre et au pays de Galles, il est prévu que les autorisations de mise sur le marché des associations contenant du dextropropoxyphène soient retirées. En France, on a enregistré des décès mais le médicament n'est pas (encore) retiré ! Selon la Caisse nationale d'assurance-maladie, l'association dextropropoxyphène et paracétamol était au deuxième rang des médicaments les plus prescrits en 2006 avec environ 48 millions de boîtes.»

    Les médecins téléguidés ?
    «Toutes les données reçues [par les médecins] sur le médicament sont délivrées par la visite médicale, par la presse, par des congrès, par des experts universitaires. Au centre de ce dispositif se trouve l'industrie pharmaceutique ! [...] Les laboratoires financent les sources d'information et les moyens de la diffuser. Les dépenses de promotion réalisées par l'industrie pharmaceutique en France sont estimées à 12 ou 13 % du chiffre d'affaires, soit près de 3 milliards d'euros. La grande majorité de ce budget est consacrée à la visite médicale (75,8 %), puis vient la publicité (13,4 %), les congrès (8,6 %) et les échantillons (2,2 %). [...] La visite médicale est une véritable machine de guerre. Une enquête réalisée en 2007 sur 60 000 médecins généralistes montre que 20 % d'entre eux ont reçu plus de 40 visites dans le mois, 45 % de 11 à 40 visites et 32 % de 1 à 10 visites. Seuls 3,2 % des médecins interrogés n'ont reçu aucune visite dans le mois. On estime à 330 le nombre moyen de visites reçues chaque année par un médecin généraliste, soit 33 par mois environ, soit près de 2 par jour ! [Les visiteurs médicaux] étaient 9 000 durant l'année 1975 et sont passés à 17 500 en 1998 puis à 21 000 en 1999 pour atteindre 23 250 en 2005. [...] Aux Etats-Unis, dans l'affaire Vioxx, la commission de la Chambre des représentants, en analysant la stratégie commerciale du produit, a montré que le laboratoire avait donné des directives à son réseau de visite médicale pour minorer les risques cardio-vasculaires du médicament.»

    Les experts sous influence...
    «La question de l'impact des conflits d'intérêts est rarement abordée en France dans les milieux médicaux. De quoi s'agit-il ? De relations étroites et financières entre les professionnels de santé et l'industrie pharmaceutique. La question qui se pose est de savoir si les experts appelés par les autorités sanitaires ont des intérêts particuliers dans les firmes pharmaceutiques. A tous les échelons de l'élaboration du médicament, les relations entre experts et firmes pharmaceutiques sont très étroites, et ce qui les rapproche est sonnant et trébuchant ! [L'Afssaps] fait appel à des experts pour évaluer les médicaments. En 2005, elle a eu recours à 1 800 experts externes qui devaient déclarer les intérêts financiers qui les unissaient avec les firmes pharmaceutiques. Si l'on analyse le rapport des déclarations d'intérêt 2005, on observe que 135 experts (soit 12 %) n'ont jamais fait parvenir de déclarations d'intérêt ! 283 ont déclaré n'avoir aucun lien avec une entreprise du médicament. Un grand nombre d'experts sollicités et consultés sont liés à l'industrie pharmaceutique : 30 % ont plus de cinq contrats en cours avec les laboratoires et 10 % en sont actionnaires ! [...] En Angleterre, sur les 38 membres de la Commission nationale de pharmacovigilance du Royaume-Uni, 19 ont reçu des paiements directement de la part des firmes pharmaceutiques et, sur les 19 qui n'avaient pas d'intérêt personnel, 10 ont déclaré avoir reçu des fonds de façon indirecte.»

    ... et les autorités sous pression
    «En 2002, les dix principales firmes pharmaceutiques ont investi 55,8millions de dollars dans leur travail de lobbying aux Etats-Unis. Au Congrès américain, on compte 675 lobbyistes qui travaillent pour les intérêts de l'industrie pharmaceutique, soit sept lobbyistes pour chaque sénateur ! Que se passe-t-il en Europe ? Plus de 3 000 groupes d'intérêts disposent d'un bureau permanent dans le centre de Bruxelles. En 1992, la Commission européenne estimait que plus de 10 000 lobbyistes professionnels étaient actifs à Bruxelles ou à Strasbourg ! Actuellement, 500 grandes entreprises ont leur propre représentation à Bruxelles. 130 bureaux d'avocats se sont spécialisés dans les affaires juridiques européennes.»

    L'Europe du médicament est opaque
    «Comme toutes les institutions européennes, l'Agence européenne du médicament [Emea] est tenue à la transparence de ses décisions. La réalité est bien différente : les documents publiés, les Epar (European public assessment reports), ne font jamais état des divergences d'opinion entre les experts. Par conséquent, si une minorité est en dé saccord avec la décision prise, les professionnels de la santé et les patients n'en savent rien ! Autre remarque : les décisions concernant les effets indésirables des médicaments, le retrait du marché, les interactions médicamenteuses sont émises sans justification et sans que les médecins ou les patients puissent avoir accès au moindre document ! Cette opacité des institutions, ce manque de transparence, le fait que les rapports sur la surveillance des effets indésirables des médicaments ne soient pas rendus publics, jettent un discrédit sur l'institution qui prend des décisions et entretiennent le doute sur la fiabilité des mesures prises. [...] Par ailleurs, les agences du médicament, qu'elles soient nationales ou européenne, dépendent financièrement des firmes pharmaceutiques ; ce sont les industriels du médicament qui versent des redevances lors des demandes de mise sur le marché. Ces redevances représentent plus de 70 % du budget de ces agences. La part industrielle du budget de l'Emea est passée de 53 % en 1998 à 69,46 % en 2002 et à plus de 70 % aujourd'hui!»

    Les labos créent des malades imaginaires
    «Les laboratoires mettent au point des médicaments pour combattre des maladies mais fabriquent aussi des troubles pour développer un marché pour leurs médicaments. Les laboratoires pharmaceutiques inventent des médicaments pour sauver des vies humaines et réduire les souffrances, mais ils ne se contentent pas de vendre à ceux qui en ont besoin. Grâce à des budgets publicitaires colossaux et des campagnes de promotion efficaces, les firmes pharmaceutiques jouent sur nos peurs : peur de la mort, de la maladie, de la déchéance physique ou psychique, pour vendre des médicaments ! Des troubles mineurs sont décrits comme des affections graves : la timidité, par exemple, devient ?un trouble d'anxiété sociale?, la tension prémenstruelle devient ?un trouble dysphorique prémenstruel?. Etre un sujet à risque pouvant développer une pathologie devient une pathologie en soi ! Les stratégies marketing des firmes pharmaceutiques ciblent ainsi les bien-portants. [...] Un exemple de ce dérapage des laboratoires est celui du ?marché du dysfonctionnement sexuel féminin?. Il fallait y penser ! Après le succès du sildénafil (Viagra), lancé en 1998, où le laboratoire Pfizer a vendu, dans le monde, plus de 1,5 milliard de ces pilules bleues, ce même laboratoire a voulu multiplier par deux son ?marché? en cherchant l'équivalent pour les femmes.»


    Premiers consommateurs de médicaments sur la planète, les Français sont-ils plus malades que le reste de l'humanité? Essais cliniques, effets secondaires, marketing: décryptage dans l'émission Les Médicamenteurs sur France 5, le mardi 9 juin à 20h35. Rediffusion le 21 juin à 21h30 et le 1er juillet à 0h20.

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    Je porte à votre attention l'information ci-après :

    Une nouvelle directive de l'Union Européenne doit être mise en place au 31 décembre de cette année. Il s'agit d'un* "Codex Alimentarius" qui limiterait considérablement les substances autorisées dans le domaine des
    médecines alternatives et des suppléments alimentaires, si la directive était votée.
    Ceci aurait pour effet que pour les remèdes que nous achetons aujourd'hui (Hémopathie, Fleurs de Bach, sels de Schlüssler, minéraux et vitamines) le nombre des substances actives autorisées serait si limité que ces
    médicaments perdraient leur efficacité. Pire encore ces médicaments pourraient disparaître du marché parce qu'ils n'auraient pas reçu d'autorisation de vente du fait des nouveaux critères d'autorisation de mise sur le marché extrêmement restrictifs.

    Cette information est d'autant plus alarmante que cela signifierait pour nous tous la fin d'une liberté thérapeutique et aussi la fin de tous les métiers qui utilisent ces substances (naturopathes, phytothérapeutes, homéopathes, herboristes ainsi que les laboratoires produisant ces remèdes).

    En Grande-Bretagne les "Health Stores" comme "boots" font actuellement campagne dans tout le pays en demandant aux clients de faire pression auprès de leurs députés pour stopper le vote de cette directive.
    Le sujet est débattu officiellement et publiquement.
    Malheureusement les médias en France et en Allemagne ont très peu ou pas publié cette information qui nous concerne tous.

    Il est à noter d'ailleurs que les pays qui ont pris l'initiative de cette nouvelle directive sont l'Italie, l'Allemagne ... et la France .
    Vous trouverez si après l'accès (en français) du site anglais de "Consumers for Health choice" qui a mis en place une pétition européenne.

     
    http://www.consumersforhealthchoice.com/index.php?option=com_content&task=view&id=268&Itemid=225

    Ce site vous propose de signer une pétition, mais aussi d'écrire à votre député à Bruxelles.

    Une telle directive inspirée par les lobbies de l'industrie pharmaceutique, limiterait au maximum la commercialisation de remèdes naturels au profit de médicaments allopathiques.

    Je vous remercie pour votre attention et espère que vous serez nombreux à signer cette pétition. Merci de faire connaitre cette information à votre entourage !

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    Une bonne infusion de thym et romarin le soir vaut mieux qu’un antibiotique !

     

    Chers Amis, aidez-nous… Un poumon de notre Terre risque d’être détruit….

     

     Forêt Pérou

    Le gouvernement péruvien a promulgué des lois qui pourraient autoriser les industries extractives et les exploitations d’agriculture à grande échelle à détruire rapidement la forêt ombrophile de l’Amazonie.
    Les populations autochtones manifestent pacifiquement depuis deux mois, exigeant de pouvoir donner leur avis légal sur des décrets qui entraîneront la destruction de l’écologie et des populations de l’Amazonie, et auront des conséquences catastrophiques pour le climat de la planète. Mais le week-end dernier, la réponse du président Garcia a été d’envoyer des forces spéciales pour réprimer les manifestations par la violence, et de qualifier les manifestants de terroristes.
    Ces groupes autochtones sont aux premières lignes du combat mené pour protéger notre planète – Soutenons-les et appelons le président Alan Garcia (dont chacun sait qu’il est sensible à sa réputation internationale) à mettre immédiatement fin à la violence et à engager un dialogue. Cliquez ci-dessous pour signer cette pétition mondiale urgente et un politicien latino-américain célèbre et respecté la remettra en notre nom au gouvernement :


    http://www.avaaz.org/fr/peru_stop_violence


    Plus de 70% de l’Amazonie péruvienne est à la merci de qui veut s’en saisir. Les grandes compagnies de pétrole et de gaz comme la société anglo-française Perenco et les compagnies nord-américaines ConocoPhillips et Talisman Energy, se sont déjà engagées à faire des investissements de plusieurs milliards de dollars dans la région. Ces industries extractives n’ont pas pour habitude – leurs antécédents le prouvent – de profiter aux populations locales ni de préserver l’environnement dans les pays en développement. C’est pourquoi les groupes autochtones réclament les droits internationalement reconnus de tenir des consultations sur ces nouvelles lois.

    Depuis des décennies, le monde et les populations autochtones voient les industries extractives ravager la forêt ombrophile qui abrite certains d’entre nous et constitue un trésor vital pour l’ensemble de l’humanité (certains spécialistes du climat appellent l’Amazonie le "poumon de la planète" – il respire les émissions de gaz carbonique responsable du réchauffement de la planète et produit de l’oxygène).


    Les manifestations au Pérou sont les plus importantes à ce jour, et les plus désespérées, nous ne pouvons pas les laisser échouer. Signez la pétition, et encouragez vos amis et les membres de votre famille à se joindre à nous, afin que nous puissions aider les populations autochtones du Pérou à obtenir justice et empêcher de nouveaux actes de violence de la part de toutes les parties.


    http://www.avaaz.org/fr/peru_stop_violence

    Sources:

  • Affrontements meurtriers en Amazonie, Radio Canada, 6 juin:
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/06/05/009-perou-manif-amazonie.shtml
  • Le "dalaï lama de la forêt amazonienne" condamne les violences péruviennes, Survival International, 9 juin:
    http://www.survivalfrance.org/actu/4649
  • Des divergences du Pérou sur la politique économique et l’ accord controversé de libre-échange avec les Etats-Unis, Reuters, 9 juin:
    http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSN09374943
  • Article de recherche: projets gaziers et pétroliers dans l’Amazonie occidentale: menaces contre la faune et la flore, la biodiversité et les populations autochtones, M. Finer et al:
    http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0002932
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    Les indigènes montent aux barricades pour l'Amazonie

    Les indigènes du nord-est du Pérou sont résolus à étouffer des axes du pays "jusqu’à ce que le gouvernement entende" leurs craintes de voir "leur" Amazonie mise en vente. Ce week-end, une bataille rangée avec la police a fait plus de 30 morts.

    Une unique route goudronnée, vitale, relie sur 130 km les gros bourgs de Yurimaguas et Tarapoto, au coeur d’une zone de dense forêt amazonienne de petite montagne, à 900 km de Lima. En quatre points, l’axe est coupé depuis 36 jours par quelque 3.000 indigènes qui se relaient.

    Des troncs barrant la route, des tentes sur le bas-côté pour la nuit, un feu sur lequel les femmes font frire yukas, bananes ou de petits poissons. N’étaient-ce quelques longues lances de métal ou bois, des arcs et flèches, on dirait un barrage revendicatif paisible. Mais la tension est là.

    Bagua a tout changé. Vendredi et samedi, à 400 km de là, en 24 heures de violences dont le film reste contesté, police et indigènes, Aguarunas surtout, se sont affrontés après la levée d’un blocus similaire à Yurimaguas: 34 morts selon un bilan officiel, bien plus selon les indigènes.

    "Qu’on enquête sur les événements de Bagua, qu’on nous dise la vérité sur les centaines de nos frères disparus !", lance Bladimiro Tapayuri, leader des fronts Cocama et Cocaniche, deux des 65 groupes amérindiens du pays. A chaque barrage, des dizaines de voitures, camions, chargés de denrées alimentaires, de matériaux divers, attendent que les Indiens veulent bien les faire passer, au compte-goutte, ou comme mardi pendant deux heures après de longues tractations -un geste exceptionnel, préviennent-ils.

    "Nous ne bougerons pas jusqu’à ce que le gouvernement revienne sur les lois qui affectent notre territoire", énonce à l’AFP Hernan Kariaja, un "apu" (chef coutumier) de l’ethnie Candoshi, à la réputation guerrière respectée de la frontière équatorienne au sud-est du Pérou.

    En une demi-douzaine de points de l’Amazonie péruvienne (60% du pays), des indigènes bloquent depuis avril ici une route, là un port fluvial, là un petit aérodrome. Rien de spectaculaire, mais un impact clair, comme ici à Yurimaguas, point de transport névralgique sur le fleuve Huallaga et zone de richesse forestière.

    La revendication immuable des indigènes est la révocation de six décrets-lois de 2007-2008, qui selon eux ouvrent trop facilement la voie aux nouveaux projets d’exploitation minière, agricole, hydrique du Bassin amazonien, sans réel droit au chapitre pour les autochtones.

    Depuis, assure Reyna Isabel Ortiz, leader de l’ethnie Shabi, davantage d’entrepreneurs venus de Lima sont dans la région, lorgnent sur des terrains, "font signer des papiers à des indigènes qui ne savent ni lire ni écrire, leur font mettre leur empreinte digitale, puis les délogent".

    "Ils ont commencé à nous virer de nos terres, à pénétrer dans nos communautés et à emporter le bois".

    La frustration de sentir l’industrie extractive la bride sur le cou, s’ajoute au sentiment d’ingratitude historique: "On s’est battus (avec l’Etat) contre les Equatoriens dans la guerre frontalière du Cenepa (1995), et aujourd’hui il veut nous voir quitter nos terres!", s’indigne Hernan Kariaja.

    Depuis que le Pérou, sonné par les violences de Bagua, a soudain redécouvert sa minorité indigène (plus de 400.000 âmes), plus d’un anthropologue et expert amazonien a mis en garde sur la détermination historique de ces peuples, dont ni Conquistadores, ni Incas ne vinrent à bout.

    "On est fatigués, il nous manque de quoi manger, mais on ne fera pas marche arrière, car il s’agit d’une terre pour nos enfants", pose calmement Reyna Isabel Ortiz.

    http://www.lematin.ch/actu/monde/indigenes-montent-barricades-amazonie-130725

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    Des affrontements au Pérou…. Toujours pour l’or noir et le gaz

     


    Pérou

    Des affrontements au Pérou font une trentaine de morts Manifestation d'Amérindiens dans le nord du Pérou.

    Vingt personnes au moins ont été tuées et cinquante autres blessées au cours d'affrontements entre la police et des tribus amazoniennes opposées à l'octroi de concessions à des compagnies minières étrangères dans la forêt tropicale. Une trentaine de personnes ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées vendredi dans le nord du Pérou au cours d'affrontements entre la police et des tribus amazoniennes opposées à l'octroi de concessions à des compagnies minières étrangères dans la forêt tropicale.

    Des chefs indigènes ont accusé des policiers opérant à bord d'hélicoptères d'avoir ouvert le feu sur des centaines de manifestants pour mettre fin au blocage d'une autoroute à 1.400 km au nord-est de Lima, la capitale. La police a dit que les manifestants avaient tiré les premiers, mais les chefs tribaux ont affirmé ne pas avoir d'armes à feu et n'être munis que de lances traditionnelles. Les chefs locaux et le ministère de l'Intérieur ont fait état de la mort de 22 manifestants et de neuf policiers.

    Des milliers d'Amérindiens s'emploient depuis avril à bloquer routes et voies d'eau pour obtenir l'abrogation d'une série de lois adoptées l'an dernier pour encourager des compagnies étrangères à investir en Amazonie. "Il y a douze morts par balles (...) tirées depuis des hélicoptères", a déclaré le dirigeant indigène Alberto Pizango à des journalistes à Lima. "Je tiens le gouvernement du président Alan Garcia responsable d'avoir ordonné ce génocide."

    Le gouvernement a lancé un mandat d'arrêt contre Pizango pour avoir encouragé les manifestations. Imputant les violences aux manifestants, le président Garcia a déclaré le moment venu de mettre fin aux blocages des routes, des rivières et des installations énergétiques.

    La compagnie argentine Pluspetrol, qui avait déjà pratiquement arrêté les activités de sa concession 1AB dans le Nord péruvien, a fait savoir qu'elle y cessait la production. Elle extrait en temps normal un cinquième environ de la production pétrolière péruvienne.

    Version française Mathilde Gardin, Philippe Bas-Rabérin et Jean-Loup Fiévet
    Source :
    http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-06-05/des-affrontements-au-perou-font-une-trentaine-de-morts/924/0/350022

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    Voilà tout continue… Les multinationales prennent, s’installent et volent la Terre…

     

    10 ans pour inverser la tendance… après il sera trop tard….

     



    Un film à ne pas rater Vendredi 5 juin sur France 2 à 20 h 40

    Faire Echap pour couper la musique du player


     


     


    En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu l'équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d'années.
    Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces :
    l'homme a mis en péril sa propre demeure.

    Mais il est trop tard pour être pessimiste :
    il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance,
    prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre,
    et changer son mode de consommation.

    Site officiel :

    http://www.home-2009.com/fr/index.html