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Je souris à l’étoile qui au ciel encore luit, Au soleil qui lentement nous sort de la nuit, A ce jour qui commence, à l’oiseau qui m’enchante, je souris au monde et le monde me sourit. Je souris à l’enfant qui vient sur mon chemin, Je pense aussi à tous ceux qui ont faim, Ceux qui loin dans le monde vivent dans la misère, Qui ont connu la guerre, qui ont perdu leur mère. Si parfois mon sourire se mouille de pleurs, En voyant de ce monde la profonde douleur, Je veux sourire encore à travers mes pleurs, Sourire à la vie, sourire à la mort. Et quand le jour viendra où il fera très froid, Où je ne laisserai plus la trace de mes pas, Par le courant de la vie qui jamais ne s’arrête, Me laisserai-je entraîner sans regarder derrière. La peur alors ne fermera plus le chemin, Mon coeur - tout grand - s’ouvrira enfin, Je deviendrai alors le sourire de la terre, De la fleur de l’oiseau de la pluie et du vent. Et un jour, peut-être, dans un petit enfant, Je rouvrirai les yeux aux merveilles de la vie, Et un peu plus aimant, un peu plus souriant, Je continuerai ce beau chemin.
Jean-Pierre Maradan

Extrait du spécial «éducation à l'écologie» de Biosphere-Hebdo :
"Suicide écologique :
En détruisant notre écosystème (forêts, terres arables, système hydraulique….), en prélevant au-dessus de ce que le milieu naturel est capable de fournir, la chute de notre civilisation thermo-industrielle peut être très rapide d’autant plus que les interdépendances entre nos différents réseaux d’approvisionnement accroissent notre vulnérabilité. Alors comment comprendre que nous acceptons de courir au suicide par nos propres agissements sans réagir ? D’abord les signes de la menace sont interprétés selon des critères très variables, il y en a même qui contestent le réchauffement climatique d’origine anthropique. Ces menaces sont d’ailleurs souvent invisibles, on ne voit pas la teneur de l’air en gaz carbonique. Même saint Thomas ne pouvait croire que ce qu’il voyait. Ensuite, quand la menace est bien analysée par les scientifiques (effet de serre, perte de biodiversité, réduction des ressources halieutiques…), encore faut-il que les politiques se saisissent du problème. Mais les élus font comme leurs citoyens, ils ne pensent qu’à court terme et à leur prochain mandat électoral.
Le débat démocratique demande du temps, la diplomatie a un rythme lent qui n’est plus à la mesure des enjeux écologiques. Enfin le maintien des privilèges des uns, de la consommation de masse des peuples riches et le désir de tous d’accéder à la marchandisation de l’existence fait en sorte que le changement de mode de vie ne peut être accepté que par une infime minorité de la population.
Pour le moment les humains restent insensibles aux souffrances de la Biosphère, ne prêtant attention qu’à leurs propres souffrances ou aux plaisirs des jeux, olympique ou non. Il nous reste à bâtir une nouvelle éthique pour affronter la crise ultime. La conscience de notre propre intérêt et de celui des générations futures pourrait libérer notre pensée et notre action face au déterminisme environnemental."
Partageons nos connaissances, impliquons notre entourage au changement que nous voulons tous, responsabilisons les gens que nous aimons, culpabilisons les égoïstes, secouons les inconscients, protestons face à des comportements irresponsables, dénonçons les "crimes contre l'environnement", éduquons nos enfants, respectons la vie, chérissons la Terre.
Je respecte les saisons dans ma consommation de fruits et légumes. Je privilégie les produits bio et les produits de qualité. Je mange local et j’opte pour les circuits courts entre producteurs et consommateurs. Je donne la priorité aux produits frais ou peu transformés et de préférence en vrac. Et bien d'autres gestes vous attendent. (Clic sur l'image)

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Par Steve Connor, The Independent, 23 septembre 2008
Les scientifiques ont découvert la preuve que les fonds marins de l’Arctique commencent à libérer dans l’atmosphère des millions de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont pu observer le bouillonnement provoqué par le gaz à la surface de la mer.
The Independent a pris connaissance d’une partie des premiers résultats obtenus, qui suggèrent que le gaz méthane contenu dans d’énormes gisements sous-marins en Arctique s’échappe vers la surface en raison du réchauffement et de la disparition des glaces.
Le comportement de ces réserves souterraines de méthane revêt une importance majeure car les scientifiques pensent que leur libération subite dans l’atmosphère a provoqué par le passé une augmentation rapide de la température terrestre, entraînant des bouleversements du climat et même une extinction massive d’espèces. Les scientifiques embarqués à bord d’un bateau scientifique qui a navigué sur toutes les côtes nord de la Russie ont découvert des concentrations intenses de méthane - allant parfois jusqu’à 100 fois les niveaux habituels - sur plusieurs zones, couvrant des milliers de kilomètres carrés sur le plateau continental sibérien.
Durant ces derniers jours, les chercheurs ont observé des zones où la mer bouillonnait sous l’effet des bulles de gaz remontant des « cheminées de méthane » émergeant dans les fonds marins. Ils estiment que la couche de pergélisol sous-marin qui agissait comme un « couvercle », empêchant le gaz d’être libéré, a fondu par endroits et permet au méthane de s’échapper des dépôts qui s’étaient formés avant le dernier âge glaciaire.
Les chercheurs mettent garde sur le fait que ce phénomène pourrait être lié au réchauffement rapide qu’a connu la région au cours des dernières années.
Le méthane est un gaz dont l’effet de serre est environ 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et de nombreux scientifiques craignent que sa libération pourrait accélérer le réchauffement de la planète par le biais d’un gigantesque processus de rétroaction dans lequel le méthane répandu dans l’atmosphère provoquerait une élévation des températures, ce qui aggraverait la fonte du pergélisol et libérerait encore plus de gaz.
On estime que la quantité de méthane piégée sous l’Arctique est supérieure à la quantité totale de carbone contenue dans des réserves mondiales de charbon. Il est donc de toute première importance que ces réservoirs restent stables au moment où cette région se réchauffe à un rythme plus rapide que d’autres parties de la terre.
Orjan Gustafsson, l’un des responsables de l’expédition, décrit l’ampleur des émissions de méthane observées dans un émail envoyé depuis le navire scientifique russe Smirnitskyi Jacob.
"Nous avons travaillé fiévreusement pour terminer le programme de prélèvement d’échantillons hier et la nuit dernière », écrit le Dr Gustafsson. « Une vaste zone d’intense libération de méthane a été découverte. Sur les précédents sites nous avions observé de fortes concentrations de méthane dissous. Hier, pour la première fois, nous avons observé une zone où la libération est si intense que le méthane n’a pas eu le temps de se dissoudre dans l’eau de mer, mais arrive sous forme de bulles de méthane à la surface. Ces « cheminées de méthane » ont été observées sur échosondeur et avec les [instruments] sismiques.'
À certains endroits, les concentrations de méthane atteignaient 100 fois les niveaux habituels. Ces anomalies ont été constatées dans la mer de Sibérie orientale et la mer de Laptev. Elles portent sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés, et totalisent des millions de tonnes de méthane, a déclaré le Dr Gustafsson. « Cela pourrait être du même ordre de grandeur que ce que l’on estime actuellement pour l’ensemble des océans. » indique-t-il." Personne ne sait combien d’autres zones existent sur le grand plateau continental de la Sibérie orientale.
 Méthane
"L’hypothèse habituelle était que le « couvercle » de pergélisol sur les sédiments sous-marins du plateau continental Sibérien pouvait retenir ces énormes gisements de méthane. L’augmentation des observations de libération de méthane dans cette région inaccessible peut donnent à penser que le pergélisol, le couvercle, commence à être perforé et laisse donc fuir le méthane ... Le pergélisol présente maintenant des petits trous. Nous avons constaté des niveaux élevés de méthane au-dessus de la surface de l’eau et plus encore dans l’eau juste en dessous. Il est évident que la source provient des fonds marins."
Les résultats préliminaires de l’étude du plateau sibérien 2008, en cours de préparation pour publication par l’American Geophysical Union, sont supervisés par Igor Semiletov du département de l’Extrême-Orient de l’Académie Russe des Sciences. Depuis 1994, il a dirigé environ 10 expéditions dans la mer de Laptev. Durant les années 1990, il n’avait pas détecté de niveaux élevés de méthane, mais depuis 2003, il a fait état d’une augmentation du nombre de « points chauds » de méthane, qui sont désormais confirmés par les instruments plus sensibles qui sont présents à bord du Jacob Smirnitskyi. Le Dr Semiletov suggère plusieurs raisons pouvant expliquer pourquoi le méthane d’Arctique s’échappe désormais, dont l’augmentation du volume des eaux relativement plus chaudes qui sont rejetées des cours d’eau Sibériens en raison de la fonte du pergélisol terrestre.
La région de l’Arctique dans son ensemble a connu une hausse des températures moyennes de 4 degrés centigrades au cours des dernières décennies, avec un déclin spectaculaire de l’étendue recouverte par la banquise durant l’été. De nombreux scientifiques craignent que la disparition de la banquise ne puisse accélérer la tendance au réchauffement climatique car l’océan absorbe plus la chaleur du soleil que ne le fait la surface réfléchissante de la glace.
Sur le web : La page personnelle d’Orjan Gustafsson sur le site de l’Université de Stockholm Le Devoir, Canada : La bombe méthane est amorcée Rejoint hier à ses bureaux de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, le professeur Émilien Pelletier, chimiste et écotoxicologue marin, voit dans ce phénomène « l’extension en milieu marin de ce qui se passe dans le permafrost terrestre ». Si les constats des scientifiques suédois annoncent le début d’un dégel du permafrost sous-marin, dit-il, l’humanité doit s’attendre à une libération massive de gaz à effet de serre susceptible de lancer le climat dans un changement potentiellement irréversible. Les hydrates de méthane, dit-il, sont présentes dans plusieurs grandes mers. Sous l’effet des eaux très froides et aux pressions inimaginables des grandes profondeurs, le fonds, le méthane s’y solidifie parfois sous forme d’énormes cristaux. Des sociétés commerciales cherchent même à exploiter ces combustibles stockés à grande profondeur.
Dans les mers arctique, un autre phénomène semble se produire, dit-il, d’après les constats rapportés par The Independant.
Encyclopédie Britannica article Global Warming The current average atmospheric methane concentration of 1,750 ppb is equivalent to 3.5 gigatons (3.5 billion tons) of carbon. There are at least 400 gigatons of carbon equivalent stored in Arctic permafrost and as much as 10,000 gigatons (10 trillion tons) of carbon equivalent trapped on the continental margins of the oceans in a hydrated crystalline form known as clathrate. It is believed that some fraction of this trapped methane could become unstable with additional warming, although the amount and rate of potential emission remain highly uncertain.
Publication originale The Independent : http://www.independent.co.uk/environment/climate-change/exclusive-the-methane-time-bomb-938932.html
Le Pergélisol, ou Permafrost
Le pergélisol est un horizon de subsurface qui ne dégèle pas pendant au moins 2 années consécutives. Il enregistre le déficit thermique climatique sur une durée longue(103 ans) avec une accumulation de glace en lentilles, surtout dans les premiers 10 m du sol.
Son horizon supérieur dégèle chaque année : c’est la couche active où se forment des cercles de pierres, des cryoturbations. Le pergélisol actuel s’étend à basse altitude entre 57°N sur les façades orientales de continent et 70°N sur les façades occidentales. Son épaisseur varie de 20 m au Sud pour atteindre 300m dans les zones déglacées il ya 10.000 ans et plus de 600m dans les secteurs hypercontinentaux non-englacé au Quaternaire ( Sibérie). Le record est détenu par les Monts de Verkoyansk, à l’Est de la Sibérie avec plus de 1.000m de profondeur. Le pergélisol peut être continu au Nord ( > 80% de la surface), discontinu (entre 30 et 80%) et sporadique au Sud (Islande, Laponie, Québec).

Pergélisol en train de fondre et formant des marécages. Crédit : United States Geological Survey
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Billet provenant de chez AUMEDA

Société AntiFourrure Contre "Elle magazine"
à diffuser

Voici les adresses emails de "Elle magazine"
Ecrivez leur pour leur demander de cesser de cautionner la souffrance ses animaux avec leurs pages garnies de fourrure,
Si vous manquez de temps, quelques lignes suffisent pour faire passer le message,
vous pouvez aussi joindre cette vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=aGVAxAb5ep8

ellemagaz...@hfp.fr <ellemagazine%40hfp.fr> vtoran...@hfp.fr <vtoranian%40hfp.fr> crou...@hfp.fr <crousso%40hfp.fr> ndol...@hfp.fr <ndolivo%40hfp.fr>

MERCI POUR TOUS LES ANIMAUX LA FOURRURE...
MASSACRES AU NOM DE LA CUPIDITE.

| | Des scientifiques réunis à Monaco alertent les politiques sur le phénomène provoqué par le réchauffement climatique.
|  Si les chercheurs soulignent que la connaissance des effets de l’acidification des océans sur les écosystèmes demeure partielle, ils insistent sur un certain nombre de risques.
Un bouleversement durable des réseaux trophiques marins pourraient entraîner «d’importants bouleversements dans les stocks de poissons commerciaux», selon le document de synthèse.
Une diminution du taux de calcification aura pour effet de ralentir la croissance des récifs coralliens et les rendra plus fragiles alors que cette ressource «rapporte plusieurs milliards de dollars par an grâce au tourisme».
A terme, la capacité d'absorption du CO² de l'océan pourrait se réduire, augmentant le dioxyde de carbone dans l'atmosphère, selon les chercheurs. | Les chercheurs réunis pour le plus important colloque jamais consacré à l’acidification des océans qui s’est achevé jeudi à Monaco, ont dressé un tableau assez sombre de ce phénomène provoqué par le réchauffement climatique.
«Les répercussions écologiques et économiques de l’acidification de l’océan qui dépendront de la réaction de l’écosystème, pourraient être considérables», souligne une synthèse des conclusions de ce symposium auquel participaient plus de 250 chercheurs du monde entier.
L’acidification des océans est provoquée par l’absorption dans la mer du CO2 produit par les activités humaines, à raison de 22 millions de tonnes par jour. Il en résulte une formation d’acide carbonique ayant pour effet de diminuer la quantité de minéraux nécessaires au développement d’un certain nombre d’organismes marins.

| «Une communication extrêmement intéressante nous a également montré que les eaux acides qui sont en profondeur commencent à remonter sur la côte nord-ouest du Pacifique, celle de l’Alaska, du Canada, du nord des Etats-Unis, et arrivent comme ça sur la zone côtière. Ce sont des eaux corrosives, c’est une vraie surprise», a dit lors d’une conférence de presse Jean-Pierre Gattuso, chercheur au laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-mer (Alpes-Maritimes) qui coordonne un projet de recherche européen sur le sujet.
Les chercheurs concluent en appelant «les responsables politiques mondiaux» à soutenir le travail de recherche sur l’acidification des océans afin de «réduire les incertitudes et faire des projections utiles dans les domaines écologiques et économiques». Source vérifiée : http://terresacree.org 
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LA PLUIE
Dame Pluie, ce matin, s'installe en souveraine Semant au cœur l'ennui, la larme vaine, Et, pourtant, pour ta vie, elle est bien nécessaire Même si, bien souvent, tu la trouves arbitraire. Penses-tu que sans elle, rien ne peut exister ? Ni la biche légère, le coucou, l'orchidée, Ni l'herbe toute verte, imprégnée de rosée, Ni la prune, la pêche, le mouton, le berger ! … As-tu imaginé ce qu'apporte pour toi, Ce don si merveilleux, venant de l'Infini. Accepte le bienfait, laisse ton cœur meurtri S'abreuver longuement à ce nectar de roi. La goutte de rosée, la neige immaculée Tout aussi bienfaisantes, dans leur grande beauté Laissent ici et là, l'étincelle de vie Qui fait vibrer en toi, l'appel de l'Infini. Accueille avec amour, ce don de l'Éternel, Marche dans la rosée, ouvre-toi à la Pluie Ne le repousse pas ce bienfait immortel Et sache en pénétrer tout ton être ébloui. Adorés par les uns, par les autres haïe, La Pluie, mêlée au vent, joue avec les galets Les arbres, les buissons, les rochers, les rios, Et devient un ondée, caresse ou giboulée. Après la pluie, dit-on, vient toujours le beau temps, Et ses douces senteurs, fraîches et parfumées Qui montent dans la nuit, de la terre mouillée Et mêlent leurs essences, arômes évanescents. Quand gronde la tempête, et qu'après une averse Surgit du fond du ciel, un très bel arc-en-ciel Quintessence de l'être, prisme luminescent, Harmonie de nuances, palette généreuse; Tout devient création, au ciel incandescent Où le Génie, jailli des astres, nébuleuses, Illumine ton être de mille et un soleils Brillant au long des nuits que parfois, tu traverses.
© Jeanne-Marie Cayron

Lémurien de Madagascar
MORAMANGA (Madagascar) - A Moramanga, une énorme balafre entaille la forêt primaire. Malgré la biodiversité unique de cette région de Madagascar, la plus grande mine de nickel au monde et un gigantesque pipeline sont en construction, avec un impact irréversible sur l'environnement de l'île. A près de quatre heures de marche d'Andasibe (100 km à l'est d'Antananarivo), bulldozers et ouvriers sont à pied d'oeuvre sur le site du pipeline, laissant derrière eux une entaille de 20 mètres de large. Plus bas, la rivière est rouge, polluée par le chantier, situé dans la zone humide d'importance mondiale de Torotorofotsy. A perte de vue, des forêts primaire et secondaire, des montagnes et des torrents. Parfois, les cris surprenants de l'Indri, le plus grand des lémuriens, troublent la quiétude.
Madagascar, joyau de la biodiversité mondiale, abrite bon nombre d'espèces uniques: environ 98% des mammifères terrestres, 92% des reptiles et amphibiens et 80% de la flore malgaches sont endémiques. Ambatovy, le site de la mine, "est en plein coeur de la forêt primaire, pas loin de la future aire protégée décidée par le gouvernement", explique à l'AFP Léon M. Rajaobelina, vice-président pour Madagascar du groupe américain Conservation International.  Pourtant, c'est ici que l'Etat a autorisé en 2006, via un permis environnemental, la construction de la plus grande mine de nickel au monde par le Canadien Sherritt, pour un investissement record dans ce pays très pauvre d'environ 4 milliards de dollars. C'est actuellement l'un des cinq plus gros projets miniers au monde. La mine, construite à Moramanga (20 km d'Andasibe), exploitera aussi du cobalt et du sulfate d'ammonium à partir de 2010 et pendant 27 ans.
De 1.300 à 1.700 hectares de forêt primaire abritant au moins 1.378 variétés de fleurs seront sacrifiés pour le projet. Des villageois ont aussi été déplacés. Un pipeline de 220 km de long va acheminer la "pulpe" jusqu'au port de Tamatave, où elle sera raffinée pour extraire nickel et cobalt.
Selon l'étude d'impact menée avant l'agrément environnemental, 47 espèces de fleurs n'existent mondialement que dans cette région. "Ces formations végétales d'Ambatovy étaient considérées comme les plus menacées" des forêts humides malgaches, explique Rainer Dolch, de l'association malgache Mitsinjo, gérant le site de Torotorofotsy. Or, déplore-t-il, "on constate un manque de données scientifiques et de suivi de l'impact sur l'environnement du projet".  La région compte plus de 100 espèces de grenouilles - comme la grenouille dorée dont c'est l'unique habitat - et au moins 14 de lémuriens. Mitsinjo a de "fortes présomptions" de la présence sur le tracé du pipeline de "Prolemur simus" mangeurs de bambou, le lémurien le plus menacé de l'île. "La préservation des restes de forêt primaire impose des précautions et une surveillance draconiennes", renchérit l'Observatoire malgache de la vie publique (Sefafi). Ces atteintes à l'environnement menacent également les fortes potentialités touristiques de la région. Mais, selon le directeur général des Mines malgaches, Gérard Rakototafika, l'Etat "a trouvé un juste milieu entre exploitation des grands projets miniers et préservation de la biodiversité". Faisant valoir que la dégradation de l'environnement s'accélère avec la pression démographique, il assure à l'AFP que face "à l'ampleur de la déforestation, on a plus de chance de conserver grâce à ces programmes miniers". Sherritt, qui n'a pas souhaité répondre aux questions de l'AFP, affirme sur son site internet s'être engagé à "si possible générer un impact positif sur l'environnement" et à "mettre en oeuvre un plan de gestion de la biodiversité qui ne devrait générer aucune perte nette de cette biodiversité". Source vérifiée : http://terresacree.org  | Quand les arbres produisent de l’électricité Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences Avec deux électrodes, l'une clouée dans un arbre et l'autre enfichée dans le sol, il est possible de récupérer un petit courant électrique. Le fait est déjà connu, l'explication scientifique a beaucoup progressé et une application a déjà été trouvée : alimenter des capteurs de température pour lancer une alerte radio en cas d'incendie.
Un arbre peut produire de l'électricité... Peu, certes, mais suffisamment pour alimenter un appareil électrique de faible puissance. MagCap Engineering, une entreprise américaine, avait déjà, en 2006, annoncé un procédé de production d'électricité à partir d'arbres. Trois chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), Christopher Love, Shuguang Zhang et Andreas Mershin, ont étudié de près ce phénomène et deux d'entre eux veulent même en tirer profit. Love et Mershin se sont associés à d'anciens dirigeants de MagCap Engineering pour fonder Voltree Power. La première application envisagée est d'installer des capteurs de température et un émetteur radio dans quelques arbres pour émettre un signal d'alerte en cas d'incendie. Cet été, les trois chercheurs ont publié dans la revue scientifique PlosOne les résultats d'expériences effectuées sur le Ficus benjamina, le figuier pleureur, une plante d'appartement bien connue. Une électrode est plantée dans la tige de manière à pénétrer dans le xylème, cet ensemble de fibres dont les canaux font monter vers les feuilles la sève brute aspirée depuis le sol. L'autre est enfichée dans le sol ou plongée dans diverses solutions. Les chercheurs observent entre les deux une différence de potentiel (ou tension électrique) de 50 à 200 millivolts. En poussant plus loin l'investigation, ces biologistes ont prouvé que cette tension n'était pas due à des réactions d'oxydoréduction, comme on le pensait. On les met facilement en évidence dans cette expérience classique des cours de sciences au collège, consistant à planter dans un fruit (orange, citron...) ou une pomme de terre deux objets composés de métaux différents. Faisant office d'électrodes, ils produisent une petite tension, grâce à laquelle on peut obtenir un courant de faible intensité. C'est l'acidité de la phase liquide à l'intérieur du végétal qui entretient le phénomène. Des électrons sont arrachés à l'une des électrodes (l'anode), ce qui correspond à une oxydation, tandis que ces particules s'accumulent vers l'autre électrode (la cathode), y entraînant une réaction que les chimistes appellent une réduction.  A: schéma général des expériences réalisées sur Ficus benjamina. La plante est placée dans un pot et enfermée dans une cage de Faraday (pour éviter les champs électromagnétiques éventuels qui fausseraient les mesures d'aussi faibles tensions). Une électrode est plantée jusque dans le xylème, l'autre placée dans une boîte de Pétri emplie d'une solution à pH variable. Ce liquide est électriquement en contact avec le sol par un pont en gel d'agar-agar contenant du chlorure de potassium (KCl).
B: la tension mesurée ne dépend pas de la hauteur à laquelle est plantée l'électrode (bark, écorce; phloem, phloème; xylem, xylème) mais elle disparaît lorsqu'un lame de rasoir coupe le xylème au-dessus ou au-dessous de l'électrode.
C : le potentiel mesuré varie avec le potentiel zêta (électrostatique) entre le centre du vaisseau capillaire et ses parois, avec la variation de pression (delta-P) et avec la vitesse de la sève (Vsapstream). (Cliquez pour agrandir.) © C. J. Love, S. Zhang et A. Mershin/PlosOne Des capteurs dans la forêt Les chercheurs du MIT n'observent aucune corrélation avec l'heure de la journée ni avec la transpiration de la plante. C'est la différence d'acidité (le pH) entre le xylème et le sol qui semble jouer le plus grand rôle. Selon eux, la tension mesurée indique la concentration en ions dans les tissus du xylème et serait donc reliée au métabolisme de la plante. Les biologistes y voient d'abord un moyen facile, rapide et peu traumatisant de mesurer l'acidité interne d'une plante pour surveiller son métabolisme. D'autres applications leur semblent envisageables. Il serait possible, pensent-ils, d'obtenir entre 1 et 10 millivolts à partir de n'importe quel arbre d'une forêt et donc d'alimenter des capteurs capables de mesurer en permanence différents paramètres de l'environnement. La société Voltree Power a le projet plus précis de capteurs anti-feux, couplés à des émetteurs radio, qu'il suffirait d'installer sur un certain nombre d'arbres dans une forêt à protéger. Des essais en milieu naturel sont programmés pour le prochain printemps. Dans son communiqué de presse, le MIT imagine de son côté une autre application : la détection de substances nocives ou radioactives « aux frontières du pays ». Quoiqu'il en soit, ce travail montre encore une fois l'intérêt actuel des scientifiques pour des sources d'électricité nouvelles capables d'alimenter des appareils à très basse consommation. Depuis la chaleur ambiante jusqu'aux mouvements du corps en passant par le bruit, les idées innovantes ne manquent pas dans ce domaine...  | Qu'adviendrait-il de la Terre si l'Homme disparaissait ?
Cet époustouflant documentaire nous donne un aperçu de ce que serait la vie sur notre planète… Sans nous !
UNE VIE APRES L'HOMME

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